Artisanat en famille

Un artisanat sicilien toujours vivant: le fer forgé (ferro battuto)

On ne peut qu’admirer, lorsqu’on visite la Sicile, les palazzi 17e. 18e. s. qui témoignent de la splendeur passé et parfois présente de leurs propriétaires. Sur la pierre aux couleurs chaudes se détachent les volutes de fer forgé: balcons, décorations ou alors grilles imposantes dont la fonction protectrice est cachée par les dessins de métal. Les balcons de Taormina restent les modèles de cet artisanat raffiné.
Les artisans du fer forgé sont héritiers de cet art qui demande un long apprentissage et qui, de nos jours, reste un métier exigeant et souvent ingrat: les commanditaires assez riches pour ne pas regarder à la dépense sont rares et le fer forgé reste réservé aux balcons classiques et aux barreaux des fenêtres.
Zio Teodoro réussit, lui, à conjuguer commandes courantes et pièces de prestige comme les répliques pour certains musées.
Dans son officine qui emploie 4 ouvriers, on peut le voir travailler sur deux machines. L’une, au bois, même si elle demande énormement d’attention pour atteindre le degré de chaleur requis reste toujours employée pour les petites pièces. L’autre machine plus sophistiquée, véritable pièce d’histoire, date du 18e s. et fonctionne toujours. Il faut moins de 5 minutes à l’artisan, une fois la machine réglée pour être à la chaleur maximale, pour transformer un simple morceau de fer en pièce de fer forgé.
Pour son plaisir, Zio Teodoro a créé, sur un canevas original, l’immense rampe de l’escalier intérieur de sa maison. Ce travail de Sicilien (!) lui a demandé plusieurs années et les volutes Liberty (Art déco pour l’Italie) du porte manteau que j’ai tant admiré sont de simples entraînements de l’artisan!

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