Les personnages de Noël en Italie

Les traditions de Noël varient d'une région à l'autre et les petits italiens ne reçoivent pas tous leurs jouets en même temps.
Dans certaines régions du nord de l'Italie, c'est le Père
Noël, "Babbo Natale"
ou le Petit Jésus, "Gesu
Bambino" qui apporte les cadeaux le 25 décembre.
Ailleurs, c'est Sainte Lucie, "Santa
Lucia", le 13 décembre.
Attention
humour
!
Le 25 décembre, Ok, le Père Noël travaille.
Mais que peut-il bien faire le
26 ?
A Rome, rôde une sorcière. Rassurez les enfants, c'est une sorcière gentille: "la Befana".
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La Befana,
autrefois appelée "stria" (mégère ou sorcière), était
attendue avec anxiété par les enfants qui, en ce temps-là,
ne recevaient que quelques modestes cadeaux. |
chaussettes: le récipient typique pour accueillir la
générosité de la "stria". La sorcière offrait la couronne, espèce de chapelet dont les grains étaient faits de châtaignes cuites, de pommes et d'oranges. Tous ces fruits étaient enfilés sur une ficelle: les châtaignes, groupées par dix, étaient les "Ave Maria" (Je vous salue Marie), les pommes le "Padre Nostro" et, dulcis in fundo, une orange finissait le rosaire. On s'empressait d'achever le ménage, de crainte que la Vieille ne vienne tout déranger. Les garçons des hameaux allaient dans la forêt chercher du bois de rouvre, des "visoni", c'est-à-dire des fleurs sèches de houblon, des souches qui brûlaient facilement et rangeaient tout ce bois en tas dans la cour, dans l'attente d'exécuter la Vieille Sorcière. Après son passage, |
les
garçons s'amusaient avec leurs cadeaux: surtout des
fruits, déposés par les parents dans les chaussettes
pendues à la cheminée, et appelés "buijelo" en dialecte
vénitien. La nuit des Rois, parmi les cris, les chants
et les pleurs d'enfants, on brûlait la vieille sorcière,
sorte de pantin de paille, vêtu de guenilles, lié
à un poteau au-dessus du feu, dans la cour. On attendait
alors, en mangeant et en plaisantant, que le feu "vengeur"
finisse de brûler les cendres de la Vieille, qui avait
été très généreuse. Dans chaque hameau on pouvait
voir de grands feux qui animaient vallée et monts,
et éclairaient le ciel qui, peu à peu, s'obscurcissait
au fur et à mesure que les feux s'éteignaient. |
En italien, Befana est à la fois le nom de la fête de l’Epiphanie et le nom de la sorcière. Il paraît qu'on peut toujours l'apercevoir sur son balai, dans le ciel nocturne du 5 au 6 janvier, toute de noir vêtue, les souliers élimés et percés, portant un énorme sac sur le dos. Elle apporte des friandises aux enfants sages ... et du charbon aux autres.
UN SCOOP sur
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!
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La befana surprise dans le ciel de Florence, grâce
à la sagacité et la patience du grand-reporter
d'italie1.com. Cliquez
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Il
est clair qu'une telle tradition payenne ne plaît
pas à tout le monde. Attention,
cette page peut heurter la sensibilité des
enfants. Cliquez
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