Matera

Matera, capitale européenne de la culture 2019

Matera devient la capitale européenne de la culture 2019. Magnifique revanche de l’histoire ! Au fait, Matera, vous connaissez ?

Matera

Matera est une ville du sud de l’Italie, plus précisément située dans la région de la Basilicate. Les environs sont constitués de tuf calcaire. Celui-ci ne retient pas les eaux de pluies. On a donc affaire à un paysage sec où l’agriculture est difficile.

Matera

La rivière Gravina a creusé la roche friable pour créer la Ravina, une sorte de gorge profonde. Dans les grottes, s’installèrent les premières populations paléolithiques, puis les grecs et les romains, puis enfin, les moines byzantins y construisirent des églises rupestres, décorées de fresques et de mobiliers à même la pierre. On appelle le parc de la Murgia, le parc des églises rupestres.

Une partie de la population se réfugia également dans ces grottes ou creusèrent leurs habitations dans le tuf. Cela devint un entrelacs de passages, escaliers, habitats qui connut un sort contrasté. On les appela les Sassi (pierres en italien).
Déclarés comme insalubres et inhabitables, les habitats troglodytiques furent vidés de leurs habitants en 1952-1953. Mais, juste retour des choses, eu égard à son histoire et à sa valeur mémorielle,
l’Unesco inscrivit le site au patrimoine mondial de l’humanité, en 1993.
C’est donc un pays pauvre qui ne manque pas d’intérêts historiques et culturels.

Visitez Matera, capitale européenne de la culture 2019

Eglise troglodytique de Matera Basilicate

C’est une ville où le tourisme est encore à échelle humaine. Une sorte de slow tourisme. Les visites se font à pied dans la ville. C’est vraiment le paradis pour ceux qui aiment les vieilles pierres, l’art (pas seulement rupestre). Je vous conseille de visiter la ville mais aussi la région aux paysages rudes et désertiques, formés de collines plus ou moins cultivées, de ravins, de plaines plantées d’oliviers ou de céréales.
A l’occasion de l’année européenne de la culture, Matera a entrepris des travaux d’urbanisme, de valorisation de son passé et projette des manifestations culturelles dont nous vous reparlerons.

En attendant je vous invite à en savoir + sur la page d’italie1.com consacrée à Matera (et cinq pages en colonne En savoir + sur le sujet) ou à la Basilicate.

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Pauvre Léonard de Vinci

Pauvre Léonard de Vinci

Pauvre Léonard de Vinci qui déchaîne (encore) les passions, bien malgré lui. Le voilà maintenant utilisé à des fins politiques entre la France et l’Italie. Attention, entre la France et l’Italie ne signifie pas entre français et italiens mais entre gouvernements français et italien. Voyons cela en prenant un peu de hauteur…

Léonard de Vinci

Pauvre Léonard de Vinci

Léonard de Vinci (1452-1519) est originaire de Toscane. Il produisit des tableaux devenus célébrissimes : la Joconde certes (conservée à Paris), L’Annonciation (conservée à Florence), la Vierge aux rochers (conservée à Londres), la Dame à l’hermine (conservée à Cracovie), La Madonna Benois (conservée à Saint-Petersbourg), La Cène (conservée à Milan), etc. Mais il fut aussi un ingénieur, inventeur de nombreux procédés et de nombreuses machines, notamment de guerre.
Bref, c’est l’archétype de l’artiste italien érudit de la Renaissance. Durant sa magnifique carrière, il fut appeler entre autres à Milan et Rome, en plus de Florence évidemment, autant d’états différents et rivaux à l’époque.
Il croisa Michel Ange et Raphaël entre autres, notamment à Rome.
Le roi de France François 1er admira tellement cet artiste qu’il l’invita au Château du Clos Lucé (1516) où il mourut en 1519.
Il vécut donc l’essentiel d’une longue vie bien remplie en Italie et seulement 3 ans en France.

Les 500 ans de la mort de Leonard de Vinci

2019 sera l’anniversaire des 500 ans de sa mort.
De nombreuses expositions sont-elles prévues pour célébrer l’un des hommes les plus emblématiques d’Italie et de la civilisation occidentale ? C’est compliqué…
Voilà que le Musée du Louvre (où se trouve la célèbre Joconde, achetée par François 1er au peintre) envisage une grandiose exposition à la fin de l’année 2019. Elle comptait sur le prêt d’oeuvres de Léonard de Vinci, venues de musées italiens, comme cela se fait régulièrement (et heureusement) pour toute sorte d’exposition.

Prêts d’oeuvres d’art entre pays

Les musées français par exemple ont prêté de nombreuses oeuvres aux musées italiens (et vice versa).
Citons pour mémoire des oeuvres de Picasso venues du Musée Picasso et du Centre Pompidou de Paris, prêtées au Quirinale à Rome (2017-2018) ou le célèbre tableau d’Andrea Mantegna, “Ecce Homo” détenu par le musée Jacquemart-André à Paris, prêté au Palazzo Barberini à Rome (2018). Ou des oeuvres de Tintoret pour sa rétrospective au Palais des doges à Venise (2018). Ou encore 60 oeuvres de Monet du Musée Marmottan prêtées au Vittoriano à Rome (2017-2018). On pourrait citer autant d’exemples inverses, de prêt d’oeuvres détenues par les musées italiens vers la France. Bon, restons-en là. Les échanges sont nombreux, réguliers et bénéfiques pour tous.
En effet, les oeuvres d’art circulent d’un pays à l’autre, permettant à toute personne, italien ou français en l’occurrence, de mieux connaître et apprécier les oeuvres des grands artistes, quelque soit leur implantation.

2019 : Pauvre Léonard de Vinci

Mais voilà que, pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, le musée du Louvre donc avait prévu une grande exposition, avec notamment des oeuvres prêtées par l’Italie. Malheureusement, ce prêt d’oeuvres est remis en question, malgré les contrats déjà signés et les échanges réguliers entre nos pays.
Précisons qu’il ne s’agit pas d’un ressentiment des italiens mais d’un refus d’ordre politique ou de quelques personnalités, comme le conservateur du musée des Offices à Florence.
On entend des arguments du type, Léonard n’est pas français mais italien (certes, qui en doutait ?), donc il doit être célébré en Italie. Ou bien, la France a pris (voire volé) des oeuvres aux italiens. La Joconde a été achetée par la France et d’autres oeuvres italiennes sont effectivement des tributs de guerre, de la même manière que certaines oeuvres des musées italiens sont aussi des tributs de guerre rapportés de l’étranger, Rome ou Venise en savent quelque chose.
Bref, l’actuel gouvernement italien remet en question le prêt d’oeuvres de Léonard de Vinci à la France.

Les échanges culturels comme lien entre les peuples

A l’heure où les personnes circulent si facilement d’un pays à un autre, où les échanges culturels se multiplient pour mieux apprécier les richesses extérieures, à l’heure de l’amitié entre les peuples, on bloquerait l’admiration des français pour ce génie italien de la Renaissance ?
Les italiens se sentent fiers de cette admiration que tous lui portent, fiers d’une culture qui dépasse largement leurs frontières et dont nous sommes tous imprégnés. Léonard devrait les aider à rayonner encore davantage.

Admirer Léonard de Vinci, ce n’est pas s’accaparer ce génie italien et le franciser, c’est au contraire montrer qu’on a tous un peu de l’Italie en nous, dans notre culture. 

Expositions Léonard de Vinci en Italie ?

L’Italie organisera-t-elle elle-même une grande rétrospective des oeuvres de Léonard de Vinci, le Louvre n’intervenant qu’en toute fin d’année 2019 ? Florence, Milan, Rome et Venise s’entendront-elles pour partager leur admiration de Leonardo Da Vinci et partager aussi leurs propres oeuvres ? Espérons que cela puisse se faire. A ce jour, les projets semblent comporter encore quelques interrogations non résolues.

Léonard de Vinci n’est pas français mais il a tellement marqué la culture occidentale, qu’il est un peu notre père à tous.

Et en 2020 ?

L’année suivante, en 2020, on célébrera le 500e anniversaire de la mort d’un autre immense artiste : Raphaël. Espérons que les divergences entre gouvernants seront résolues et que nous pourrons tous profiter de cet autre rayonnement italien.

Lire aussi l’article de la Tribune de l’art du 3 janvier 2018

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Palmarès du 41e Festival du film italien de Villerupt

Le palmarès du 41e Festival du film italien de Villerupt 2018 couronne des films italiens, pleins de sensibilité, qui plairont aux cinéphiles et à tous les amateurs. Voici le palmarès 2018.

Palmarès du 41e Festival du film italien de Villerupt

AMILCAR DU JURY
parrainé par le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle
Palmarès du 41e Festival du film italien de VilleruptSAREMO GIOVANI E BELLISSIMI
de
LETIZIA LAMARTIRE
Au début des années 1990, la chanteuse Isabella (Barbora Bobulova, qui a été également récompensée cette année) a vécu son heure de gloire le temps d’un été. Vingt ans plus tard elle vit retirée dans la ville très provinciale de Ferrare, où elle continue de se produire avec les mêmes chansons, accompagnée par son fils Bruno (Alessandro Piavani), devant un public de plus en plus clairsemé.
Isabella s’est persuadée que la naissance de Bruno a mis un terme à son succès. Cela n’empêche pas la relation fusionnelle, quasi amoureuse, entre mère et fils, malgré des frictions. Isabella a parfois des réactions d’adolescente, ce qui a rendu Bruno très mûr pour son âge.
Tout bascule lorsqu’apparaît Arianna (Federica Sabatini), jeune leader d’un groupe rock avec qui Bruno commence à jouer. La relation entre mère et fils change. Bruno vole de ses propres ailes, ce qui oblige Isabella à faire enfin face à la réalité.

 

AMILCAR DU JURY JEUNES
parrainé par la Région Grand Est
Palmarès du 41e Festival du film italien de VilleruptFIORE GEMELLO
de
LAURA LUCHETTI
Anna (Anastasyia Bogach), une adolescente de treize ans, vivait en parfaite harmonie avec son père en Sardaigne. Suite à un événement traumatisant qui la rend muette, elle prend la fuite. Basim (Kalill Kone), un adolescent ivoirien de seize ans est venu en Europe en quête d’un monde meilleur. Leur chemin se croise lorsque Basim vient en aide à la jeune fille qui se fait malmener par deux adolescents.
Tous deux se lient d’amitié et partent alors loin de ce monde qui les a blessés, à la découverte de la Sardaigne, de ses paysages mais aussi de ses personnages. Oui mais voilà, Anna est poursuivie par Manfredi (Aniello Arena), le trafiquant d’immigrés pour lequel travaillait son père et qui est obsédé par la jeune fille. Basim la protège et très vite ils deviennent tout l’un pour l’autre.

 

AMILCAR DE LA CRITIQUE
parrainé par le Conseil Départemental de Moselle
Palmarès du 41e Festival du film italien de VilleruptLA TERRA DELL’ABBASTANZA
de
FABIO et DAMIANO D’INNOCENZO
Banlieue de Rome. Manolo (Andrea Carpenzano) et Mirko (Matteo Olivetti) sont des amis inséparables. Ils sont élèves au lycée hôtelier et font des petits boulots. Un soir, en rentrant, Mirko renverse un piéton. Personne ne les a vus, Manolo lui fait prendre la fuite et l’amène chez Danilo (Max Tortora), son père, qui les calme et leur suggère de continuer comme si de rien n’était.
Mais Danilo apprend que la victime est un mouchard, recherché par un clan mafieux. Il voit l’occasion de sa vie. En disant que c’était Manolo qui conduisait, père et fils sont intégrés dans le clan. Manolo est chargé de tuer un commerçant maghrébin dans le centre de Rome. Il fait recruter Mirko et ensemble ils exécutent le contrat.
Tout d’un coup Mirko a de l’argent et il peut soulager sa mère (Milena Mancini) qui n’est pas dupe de la provenance de cette fortune. Manolo et Mirko s’ennuient à surveiller les prostituées du clan et le boss leur propose un nouveau contrat dangereux.

 

 

AMILCAR DES EXPLOITANTS
parrainé par la Communauté de Communes du Pays Haut Val d’Alzette et par le magazine BoxOffice France
Palmarès du 41e Festival du film italien de VilleruptIL VIZIO DELLA SPERANZA
de
EDOARDO DE ANGELIS
Non loin de Naples le fleuve Volturno se jette dans la mer. Le fleuve et ses rives sont le théâtre de bien des trafics. Maria (Pina Turco) vit là, dans un présent monotone, s’occupant de sa mère et au service d’une dame (Marina Confalone) qui régit un trafic d’enfants et de prostituées. Maria, vêtue comme un homme, accompagnée de son pitbull, transporte sur sa barque des femmes enceintes vers un bâtiment miteux où elles accouchent sans aucune assistance.
Un jour une femme africaine s’échappe et Maria se met en chasse pour la retrouver. Mais elle aussi est enceinte et progressivement son instinct maternel fait émerger sa féminité, au risque de perdre sa position dans la camorra locale.

 

AMILCAR DU PUBLIC
parrainé par la Région Grand Est
Palmarès du 41e Festival du film italien de VilleruptIL BENE MIO
de
PIPPO MEZZAPESA
Provvidenza est un petit village du sud de l’Italie, perché sur une colline, qui a subi un fort tremblement de terre il y a plusieurs années. Plutôt que de consolider les édifices branlants, les autorités ont préféré bâtir Provvidenza Nuova quelques kilomètres plus bas et les habitants s’y sont transférés. Tous ? Non.
Elia (Sergio Rubini), seul avec ses souvenirs, continue d’habiter dans sa maison et résiste à toutes les injonctions de ses amis. Cet irréductible devient même une attraction touristique ! Son ami Gesualdo (Dino Abbrescia) qui a une petite entreprise de cars de tourisme ne manque pas d’amener les visiteurs étrangers jusque sur la place où Elia raconte la vie passée du village.
Un soir Elia sent une présence qui rôde autour de lui. On commence à se demander s’il n’est pas devenu fou lorsqu’il prétend qu’il s’agit d’une femme ! Mais Elia finit par la dénicher : c’est Noor (Sonya Mellah), une clandestine qui a fui le Moyen-Orient et qui veut rejoindre sa sœur établie en France.

Barbora Bobulova au Palmarès du 41e Festival du film italien de Villerupt

AMILCAR DE LA VILLE
parrainé par la Ville de Villerupt
Palmarès du 41e Festival du film italien de VilleruptBARBORA BOBULOVA
Barbora Bobulova est née en 1974 à Martin dans l’actuelle Slovaquie. À l’âge de douze ans, à l’occasion d’un casting, elle décroche un rôle dans un film pour la télévision tchécoslovaque. Elle apparaît sur le grand écran dans Vlakári de Juraj Lihosit en 1988, puis dans Nesmrtelná teta de Zden?k Zelenka en 1993.
Elle se consacre ensuite surtout au théâtre et suit les cours de l’Académie nationale d’art dramatique de Bratislava. Elle travaille pour la première fois en Italie en 1996 dans le téléfilm Infiltrato de Claudio Sestieri.
En 2004 elle connaît le succès pour son rôle dans La Spettatrice, première réalisation de Paolo Franchi, puis l’année suivante son interprétation d’Irène dans Cuore sacro de Ferzan Özpetek lui vaut de nombreuses récompenses comme meilleure actrice : David di Donatello, Globo d’oro et Ciak d’oro en 2005, Nastro d’argento en 2006. Au fil des années Barbora Bobulova s’est affirmée comme l’une des actrices les plus appréciées en Italie.

Site officiel

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41e Festival du film de Villerupt

41e Festival du film de Villerupt 2018

Le 41e Festival du film de Villerupt 2018 a pour thème : L’Emilie-Romagne. Cette région en effet est la patrie de grands cinéastes italiens et a été source d’inspiration pour bien d’autres. Le festival se déroule du 26 octobre au 10 novembre 2018.

Voir le palmarès du 41e festival du film italien de Villerupt

41e Festival du film de Villerupt 2018

Le jury décerne ses Amilcar, sous la présidence de Jean-Pierre Améris. Lors de ce festival, carte blanche est donnée à Gianni Canova.

Films sélectionnés pour le 41e Festival du film de Villerupt 2018

41e Festival du film de Villerupt

  • Euforia
    de Valeria Golino
  • Troppa grazia
    de Gianni Zanasi
  • Lazzaro Felice
    (Heureux comme Lazzaro) de Alice Rohrwacher
  • Loro 
    (Silvio et les autres) de Paolo Sorrentino
  • La strada dei Samouni
    (Samouni Road) de Stefano Savona
  • A casa tutti bene
    (Une famille italienne) de Gabriele Muccino
  • Dogman
    de Matteo Garrone
  • Figlia mia
    (Ma fille) de Laura Bispuri
  • Il club dei 27
    de Mateo Zoni

Films sur le thème de l’Emilie-Romagne

  • Don Camillo • 1952
    (Le petit monde de Don Camillo) de Julien Duvivier
  • Storia di ragazzi e di ragazze • 1989
    (Histoire de garçons et de filles) de Pupi Avati
  • Jack Frusciante è uscito dal gruppo • 1996
    de Enza Negroni
  • Radiofreccia • 1998
    de Luciano Ligabue
  • Non pensarci • 2007
    (Ciao Stefano) de Gianni Zanasi
  • Dopo la guerra • 2017
    (Après la guerre) de Annarita Zambrano
  • Ci vuole un fisico • 2018
    de Alessandro Tamburini
  • Made in Italy • 2018
    de Luciano Ligabue

Carte blanche à Gianni Canova

Carte blanche à Gianni Canova, critique de cinéma, écrivain, universitaire.

  • I vitelloni • 1953
  • La strada • 1954
  • Le notti di Cabiria • 1957
    (Les nuits de Cabiria)
  • Giulietta degli spiriti • 1965
    (Juliette des esprits)
  • Amarcord • 1973
  • La città delle donne •1980
    (La cité des femmes)
  • Ginger e Fred • 1985
    (Ginger et Fred)

Mais aussi
Concert en hommage à Nino Rota
VENDREDI 2 NOVEMBRE À 22 H
Grande Salle Kulturfabrik – ENTRÉE LIBRE

Informations pratiques du Festival du film de Villerupt

du 26 octobre au 11 novembre 2018

Dans différentes salles de Villerupt
• L’Hôtel de Ville de Villerupt
• Le Cinéma Rio de Villerupt

mais aussi

• Le Cinémobile
• Le Cinéma Paradiso d’Audun-le-Tiche
• La MJC d’Audun-le-Tiche
• La Kulturfabrik d’Esch-sur-Alzette
• Le Cinéma Starlight CNA de Dudelange

Téléchargez le programme du 41e

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