La tradition du jardin remonte sans conteste à l’antiquité classique. Dans Rome même, puis dans de somptueuses résidences secondaires, les riches patriciens (Lucullus, Pompée, César) s’étaient fait installer de vastes jardins dont la littérature ancienne a gardé la trace. Les empereurs en confisquèrent l’essentiel et édifièrent des villas aux parcs immenses.
A la Renaissance, puis dans les premiers temps de l’âge baroque, les familles nobles vont s’attacher à faire renaître cette tradition, se disputant les meilleurs architectes, tentant de dériver les acqueducs pour leurs fontaines, faisant venir d’Orient et d’Amérique de nouvelles plantes.
Dans Rome même, la grande majorité des centaines de jardins, installés sur les collines aux XVIe et XVIIe siècle, a disparu sous la poussée de l’urbanisation à partir de la fin du XIXe.
A la périphérie, malgré les destructions de la campagne d’Italie et la vente accélérée des terrains en lotissements, de superbes villas conservent, vaille que vaille, leur jardin historique.
On doit surtout aux autorités publiques d’en avoir sauvés quelques-uns. Profitant de la nouvelle vague écologique, elles déploient des efforts considérables pour les restaurer, alors que, par ailleurs, elles tentent de créer, dans les zones archéologiques, des parcs naturels pour les nouveaux citadins.