BONNE ANNEE A TOUS ! Toute l'équipe de bénévoles de notre association italie1 vous souhaite
une bonne année 2009.
Sachez profiter de tout ce qui peut nous
rassembler et nous élever. Profitez de l'Italie. Profitez de la vie.
Nous ferons tout pour qu' italie1.com et venise1.com vous soient un
rayon de soleil.
Le soleil des Scorta
de Laurent Gaudé
Editions Actes Sud
La saga de la famille Scorta, de 1870 à nos jours, dans les Pouilles, ce pays où "la chaleur du soleil semblait fendre la terre". "La pierre gémissait de chaleur .../... dans le massif du Gargano".
L'exil à New-York, le secret et le retour au pays.
"Pour l'heure, il fallait se serrer la ceinture".
"Ils allaient plonger corps et âme dans cette vie de sueur qui leur briserait le dos et les tuerait de fatigue. Une vie sans sommeil", lorsqu'ils ouvrirent le premier débit de tabac de Montepuccio.
Les mariages, les enfants, le temps qui passe, la vieillesse et ... les morts qui s'en suivent.
Rocco, Domenico, Giuseppe, Raffaele, Carmela et tant d'autres, tous des Scorta enracinés dans un pays trés dur, d'où personne ne part. Personne, jusqu'à Anna. "Elle était la première à s'extraire de cette terre sèche qui n'avait rien à offrir."
Rien à offrir, enfin pas sûr.
"Pour avoir fait de l'huile avec des cailloux", lisez, par exemple, leur attachement au goût de leur huile:
"C'est de l'or, disait l'oncle. Ceux qui disent que nous sommes pauvres n'ont jamais mangé un bout de pain baigné de l'huile de chez nous. C'est comme de croquer dans les collines d'ici. Ca sent la pierre et le soleil. Elle scintille. Elle est belle, épaisse, onctueuse. L'huile d'olive, c'est le sang de notre terre."
ou encore
"Regarde la sècheresse de cette terre tout autour de nous, et savoure la richesse de cette huile. Entre les deux, il y a le travail des hommes. Et elle sent aussi cela, notre huile. La sueur de notre peuple. Les mains calleuses des femmes qui ont fait la cueillette. Oui. Et c'est noble. C'est pour cela qu'elle est bonne."
Finalement, "les hommes, comme les olives, sous le soleil de Montepuccio, étaient éternels."
Quel livre. Quelle densité. Quelle intensité. Ce ne sont pas des personnages de romans, mais des hommes et des femmes qui vivent et souffrent. Quelles vérités. Quels drames et quel espoir.
Ah, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais je suis enthousiasmé, moi, qui ne connais pas les Pouilles.
Mais comment faire désormais, je ne peux plus ne pas connaître, j'ai trop envie que quelqu'un m'y guide.