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Hassan
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Hassan
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1)      Tout d’abord, je me suis inscrit, en octobre 2003, en 1ère année de DEUG Sciences Humaines et Sociales mention Histoire à l’Université Toulouse II le Mirail avec une mineure Géographie, suivie d’une 2nde année identique. J’ai ainsi obtenu mon DEUG en juin 2005 avec mention. Dans l’optique de passer par la suite les concours de l’enseignement, Capes et Agrégation, ainsi que de bénéficier d’une formation pluridisciplinaire, j’ai choisi de poursuivre la Géographie en Licence, c’est pourquoi je me suis inscrit en Licence Histoire renforcement Géographie. J’ai obtenu celle-ci en juin 2006, également avec mention. J’avais alors choisi comme UE spécifique Histoire de la Méditerranée médiévale et moderne, dans laquelle j’ai eu l’occasion de suivre des cours sur l’histoire du Royaume de Naples à l’époque moderne, avec le professeur Mme Mireille Peytavin, qui est actuellement mon directeur de recherche. C’est à la suite de cette unité d’enseignement, et après mûre réflexion, que j’ai choisi de réaliser mon mémoire de Master 1 sur le Royaume de Naples, et d’effectuer cette année universitaire et mes recherches à Naples même, dans le cadre d’Erasmus. Et ce, d’une part pour un apprentissage approfondi de la langue italienne et, d’autre part, pour avoir l’accès direct aux sources archivistiques.

2)      Si j’ai choisi de m’inscrire en Histoire-Géographie, c’est parce que j’ai toujours été attiré par les sciences humaines. Je crois profondément que celles-ci nous permettent d’appréhender les enjeux sociaux, politiques et économiques de notre monde contemporain. Si je dis cela, c’est parce que j’ai eu la chance de recevoir une formation de grande qualité, dispensée par des professeurs intègres, qui ont su me transmettre leur savoir, mais avant tout une méthode pour la compréhension des événements de ce monde, tant passés que présents. Cette vie d’étudiant que j’ai mené plus ou moins paisiblement à Toulouse, tout au long de mon parcours universitaire, me semble aujourd’hui assez différente de celle que j’ai pu mener à Naples. Il ne s’agit pas ici pour moi de louanger l’une par rapport à l’autre, mais de préciser les différences que j’ai pu noter, et qui, je l’espère, révélera un peu les diversités européennes dans le domaine universitaire. Tout d’abord, je souhait poser les cadres de mon changement de vie : Toulouse est une ville d’environ 600 000 habitants ; Naples est une ville de presque trois million d’habitants. À Toulouse, j’habitais dans la banlieue tandis qu’à Naples j’habite dans le centre historique. Enfin, à Toulouse j’avais mon propre appartement, tandis qu’à Naples je vis en colocation. La vie en colocation est un aspect banal de la vie d’étudiant à Naples. Il y a peu de logements universitaires ( comme ceux du CROUS en France ) et très peu de studios. Aussi, les appartements sont quasiment tous très grands et chers, ce qui explique le choix automatique de la colocation pour les étudiants, qui sont, en outre, très nombreux dans le centre historique. Ce fut finalement une très bonne chose pour moi, car le contact au quotidien d’étudiants italiens m’a permis d’apprendre rapidement la langue. Cependant, d’un point de vue financier, j’ai pu constater que pour le prix de mon appartement entier en France ( 300 euros ), je n’ai pu obtenir qu’une chambre à Naples ( il n’y a pas d’aide au logement en Italie, même pour les étudiants ). Par contre, en ce qui concerne l’administration universitaire, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière, ce qui est peut-être lié à mon statut d’étudiant Erasmus. La plus grande différence réside dans la dispersion étonnante des départements d’études à Naples ( plusieurs kilomètres entre chacun d’eux ) face à la concentration de ceux-ci dans mon université toulousaine. Ce système peut s’avérer peu pratique pour les étudiants même si cela est compensé par la beauté des locaux ( parfois anciens monastères avec cloîtres ou palais de l’époque moderne ). Dans l’ensemble, les locaux universitaires et les bibliothèques manquent de fonctionnalité à Naples en comparaison avec ceux de Toulouse. Le système d’évaluation est également très différent de son homologue français. On peut considérer qu’il est moins stressant, car beaucoup plus étalé sur la durée. Les Italiens ont moins de vacances mais plus de temps pour réviser. Quant au système de notation, j’ai pu constater qu’il était plus axé sur l’oral qu’en France, ce qui explique peut-être la facilité avec laquelle les étudiants italiens parlent les langues étrangères. J’ai été agréablement surpris de voir qu’un grand nombre d’étudiants italiens parlaient couramment l’arabe littéraire et me sollicitaient pour discuter avec eux dans cette langue, étant moi-même Français d’origine marocaine. Je fus même un peu honteux de les décevoir à chaque fois car je ne maîtrise pas cette langue. Une petite anecdote : pour la soutenance de leur mémoire de maîtrise, les étudiants italiens sont entourés de toute leur famille et leurs amis, reçoivent des fleurs et s’habillent élégamment. Cela ressemble beaucoup plus à une soutenance de doctorat en France qu’à celle, beaucoup plus sobre, de la soutenance de maîtrise.

 

3)      Je conseillerai aux étudiants de partir faire leurs études en Italie et en France au moins une fois dans leur cursus universitaire, mais pas seulement trois mois. Je pense que six mois au minimum sont nécessaires pour pouvoir comprendre la ville d’accueil et le fonctionnement universitaire. C’est une expérience extrêmement enrichissante sur le plan humain et culturel. Je leur conseillerai également de ne pas rester entre étudiants Erasmus, mais de fréquenter des étudiants italiens ou français, ainsi que des personnes en dehors du cadre universitaire, tant pour l’apprentissage de la langue que pour la compréhension de la vie quotidienne. Enfin, partir à l’étranger, c’est également s’offrir des perspectives d’emplois différentes grâce à la maîtrise d’une seconde langue et d’une méthodologie du travail supplémentaire.

 

4)      Pour finir je tiens absolument à remercier toutes les personnes qui m’ont apporté leur aide et leur soutien , en particulier mes deux professeurs, madame M. Peytavin mon directeur de recherche et madame Bénéteau, ma coordinatrice en Italie. La présence de personnes compétentes et disponibles, au bureau des relations internationales de l’université de départ, pour nous tenir informé des démarches à suivre sur le plan universitaire et financier (bourses), fut également très précieuse. Je souhaite aussi rendre un hommage très particulier à la famille Pucci, et plus précisément à Pasquale, mon propriétaire en Italie, qui a été pour moi un ami durant tout le séjour (dix mois) et grâce à qui j’ai pu découvrir et apprécier les nombreuses festivités napolitaines, ainsi que les délices de la route, tant sur deux roues que sur quatre.


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