LA JOUTE DU ZARRAZIN
Le joute du sarrazin trouve ses racines au Moyen Age et commémore la lutte de la chrétienté occidentale pour contenir l'avance musulmane. Commémoration payenne, cette fête subit une répression au 17 et 18e siècle. Elle disparut, renaquit, disparut à nouveau.
Elle existe depuis 1931 sous sa forme actuelle, détachée de tout caractère religieux. Elle a lieu traditionnellement l'avant-dernier dimanche de Juin, le jour de la saint Donato, patron de la ville d'Arrezo et le premier dimanche de septembre.
La joute des sarrazins opposent les 4 vieux quartiers de la ville : Porta Crucifera ( en vert et rouge), Porta del Foro (en jaune et brun), Porta Sant'Andrea (en vert et blanc) et Porta del Borgo, aujourd'hui Porta Santo Spirito (en jaune et bleu). LA JOUTE L'aprés-midi, un cortège folklorique bariolé défile dans la ville (31 cavaliers, 311 figurants, tous en costume d'éopque moyenageuse). Le cortège penêtre sur la Piazza Grande au son des trompes et des tambours, portant les bannières de la ville. Suivent les plus hautes autorités de la joute (magistrats, jury, représentants des quartiers). On assiste alors à l'exhibition des lanceurs de drapeaux.
Le moment le plus intense est sans nul doute l'entrée des cavaliers aux galop et leur déploiement. Bientôt retentit l'hymne du sarrazin (de Giuseppe Pietri, 1886-1946). Les cavaliers s'élancent, lance en avant, vers un mannequin cuirassé représentant de sarrazin. Les épreuves demandent une grande habileté, un courageux certain et un peu de chance.
Les cavaliers vainqueurs ramèneront dans leur quartier la "lance d'or".